02 June 2014


---Cette grande aventure---

Ce que je ferais si j’étais à Bâton Rouge, Louisiane, et pas à Barcelonnette :
-bronzer sous le soleil chaud
-dormir tard
-être avec ma famille, mon chien, et mes amis
-manger des nourritures familières
-être sans stress

---Mais j’ai choisi de passer mon été en France---

Mes attentes du voyage avant de quitter Bâton Rouge:
-être un peu fatiguée au début
-apprendre beaucoup de français
-adorer les villes de Paris et de Barcelonnette
-adorer les gens dont je ferais la connaissance

---Une bonne idée, n’est-ce pas ?---

Réalité maintenant que je suis ici :
-avoir froid tout le temps
-être trop fatiguée pour marcher
-être frustrée tout le temps que j’ouvre la bouche
-être frustrée tout le temps que je ne comprends pas quelque chose
-aimer les gens dont j’ai fait la connaissance
-aimer les panoramas des montagnes et des vallées
-aimer la nourriture à Paris et à Barcelonnette

---Il y a quelque chose que je peux faire ?---

Mon plan pour le reste du voyage :
-réviser la grammaire
-mémoriser plus de vocabulaire
-s’endormir plus tôt

---Mais maintenant quoi ?---

Mon plan pour ce soir :
-s’endormir tôt
-envoyer un courriel à mes parents
-apprendre deux pages de vocabulaire
-réviser l’imparfait, le conditionnel, et le futur
 -jouer au ping-pong
-prendre une douche
-respirer profondément

---Se relaxer !---

Je dois souvenir :
-tout les gens sont gentils et patients
-mon français s’améliorera
-toutes les choses seront bien
-je suis en France !!












étrange mélange


Je n'aurais pas pu faire mieux que passer ma dernière nuit à la Nouvelle-Orléans avant de partir. Jouer de la musique et chanter avec des amis, savourer de bonnes bières à mon bar préféré, Avenue Pub, et les longues conversations nocturnes … Tout cela laisse une bonne impression de séparation de ma chère ville d'adoption qui me manquera. Mais chaque chanson familier, criait ivre et joyeusement, chaque larme des femmes de ma vie, chaque “bro hug” de mes frères et mes amis me sont rappelés – le voyage à venir sera douce-amère. Mes proches sont heureux pour moi et me demandent de prendre des photos, de leur raconter des histoires. Mais jusqu'à présent, aucun mot ne peut bien sûr rendre justice à l'étrange mélange de sentiments que je ressentais en anticipation de ce voyage. Il y a une teinte agréable à la mélancolie et l'inquiétude de l'impatience, mais en même temps une ombre douloureuse à l'enthousiasme et l'émerveillement de voyage. N'ayant jamais eu le privilège de voyager à un endroit si différent, je me sentais une certaine légèreté, comme l'engouement d'un premier amour. Mais l'image d'un lieu si différent me semblait si familier, comme seulement un pays comme les autres, les gens exactement comme les autres. Ce cynisme est peut-être un mécanisme de défense interne dans mon esprit de certains peurs cachées de désappointement ou de non-appartenance. Mais peut-être ce qui est naïf n'est pas d'être amoureux de l'idée d'un lieu, mais de me psychanalyser; c'est peut-être mieux de me laisser perdre dans cet amour et cette douleur que d'essayer d'équilibrer ces impressions obscures avec la raison. Cette anticipation était vraiment un état fascinant, celui de l'auto-exploration que je n'ai jamais éprouvé auparavant.

Je peux déjà sentir cet état se dissoudre dans un autre, lentement, dans celui tout aussi obscur. Peut-être, on espérerait, l'exploration de soi mène à la découverte de soi. Pas dans un sens absolu, mais dans le sens que ce processus se produit petit à petit dans la vie. 

Si la réflexion et l'expression produisent ces processus
et si l'acte de voyager produit ces états de réflexion, 
alors quoi de mieux pour se découvrir que de voyager?

L'Étrangers en France

Je pense que c'est une erreur commune que beaucoup d' américains pensent que les français sont très désagréables, mais nous devons garder à l'esprit que nous sommes des étrangers dans leur pays, et nous sommes ceux qui vont devoir s'adapter. Par exemple, en Louisiane, tous les gens sourient, mais il ya tellement de gens à Paris qu'il n'y a tout simplement pas assez de temps ni l'énergie de le faire, donc nous pensons que l' apparaître comme grossier, ce qui est faux. Aussi, quand vous êtes un étranger dans un autre pays, il ne faut pas s'attendre à des indigènes de parler votre langue maternelle, nous devrions au moins savoir le vocabulaire de base et la grammaire de se déplacer sur son propre. Les étrangers ne devraient pas avoir à compter sur d'autres de voyager. Voyager est un privilège immense et enrichissante, et nous devrions ne pas profiter de notre capacité à voyager. Voyages, à mon avis, est le meilleur moyen de se perfectionner, de découvrir d'autres cultures, d'apprendre sur le sien, à apprécier ce que nous avons et à apprécier les différences des autres. Je comprends les raisons pour lesquelles il est aggravant pour les Français d'être constamment bombardés avec l'anglais, pourquoi devraient-ils être ceux d'assimiler dans leur patrie? Il ne marche pas. Nous devrions être ceux qui devraient nous préparer pour notre temps à l'étranger, ils ne devraient pas avoir à utiliser leur temps précieux pour nous accueillir. Cependant, j'ai passé de nombreuses années à apprendre le français, et je dirais que j'ai une bonne compréhension de français parisien, mais ici à Barcelonnette, ils parlent si vite, il est difficile de suivre à la fois. Je me suis préparé pour cela, mais l'expérience est le meilleur professeur . xx

-Joe

J'ai peur de quoi ?


Bonjour tout le monde! Depuis que j'ai atterri à Paris, tout va « vite vite vite ». Il y a tellement de choses à faire à l'étranger. Nous sommes arrivés à Barcelonnette, il y a quelques jours et je me sens prêt à faire mon premier blog. Il y a quelques heures, j'ai terminé mon premier stage à Jausiers, qui est un magasin qui vend des choses vraiment cool, comme un assortiment des fromages, des vins, des savons, et des jouets pour enfants en bois. J'ai fait mon stage avec Rachel, et ensemble, nous avons rencontré Giselle (je me suis souvenu de son nom, parce que je lui ai dit que c'est comme le mannequin brésilien, mais elle le savait déjà, et Mimi, qui est aussi la fille de Jessica, une femme qui travaille à Jean Chaix). Nous avons planté beaucoup de fleurs et j'ai appris une pléthore d'espèces et de nombreux nouveaux mots au sujet du jardinage, comme les géraniums qui sont des fleurs rouges. Ce sont les femmes les plus douces que jamais, et je ne peux pas attendre de travailler à nouveau avec elles. Mon jour a été super quand Mimi m’a dit que je parle bien le français.  Je sentais que mon français n'était pas à la hauteur du français des autres, donc c'est vraiment cool d'avoir un compliment d’une française de la façon dont je le parle...   C'est comme tout mon travail d’étudiant, ça marche.


-Joe

p.s. C'est très sympa d'avoir mes amis à aider moi avec mon français.

26 May 2014

Qui Vivra, Verra

Il est trois heures du matin et je suis assis sur le plancher de ma chambre, seul,regardant mon sac à dos et je pense, «Est-ce tout ? Je ne suis tellement pas préparé, je vais mourir en France.» La voix de ma mère est à l'arrière de ma tête et elle me dit «Mets ceci et mets celà dans ta valise ! Tu ne sais jamais si tu auras besoin d'eux», tandis que la voix de mon père est à l’autre côté «Arrête ! Pourquoi penses-tu que tu auras besoin d’une cuillère ?» Eh bien, papa. Si je me trouverai avec un pot de glace sans cuillère, qu'est-ce que je ferai ? Ce sera ma chute. Un pot de glace.

Chaque fois que je suis nerveux ou anxieux ou quand je me sens simplement un léger sentiment mal, mon esprit s'emballe et je ne peux pas m’arrêter de penser à chaque petite chose qui pourrait aller mal. Mes deux parents sont de la même façon, mais mon père a vendu son âme pour la capacité de ne pas paniquer pour des petites choses comme ma mère et moi. J'ai commencé à apprendre à cesser de m'inquiéter, mais je ne suis certainement pas encore aussi calme que mon père. Je viens d’apprendre à commencer à respirer profondément et qu'il faut que je ne sois pas pessimiste.

Ce voyage m'a fait courir dans tous les sens, dans mon esprit et en personne entre Baton Rouge et Houston. Je n’ai jamais visité ni en France, ni voyagé seul. Je ne sais ce que penser de tout cela, et pire encore, je ne sais pas ce que je dois mettre dans ma valise. Comme un francophile autoproclamé dès l’âge de huit ans, il n'y a aucune façon dont je peux me préparer au mieux à ce qui m’attend. Je ne serai jamais assez prêt à prendre mon premier voyage dans ce pays céleste, et je n’ai besoin que de l’accepter. Il est impossible que je puisse apporter tout ce qu’il me faut pour faire un voyage parfait, parce que des voyages parfaits n'existent pas. Il y aura des crevaisons et des pluies inattendues, mais ça c'est ce qui fait un voyage, n'est-ce pas ? Des accidents se produiront et il se peut que je ne sois pas préparé, mais je sais que je vais toujours profiter de chaque seconde.


La réponse finale, je ne sais pas si je suis préparé. Qui vivra, verra, n’est-ce pas ? De plus, prenez cette chanson. C’est islandais et pas français, mais c'est la seule chose qui me calmait tandis que je courais partout pendant ces dernières semaines.




-Aris

C'est parti

26/05/2014

Quoi?! C’est déjà le 26 mai?! Ce qui veut dire que demain je commence les grandes aventures à Barcelonnette. Oh lala ça fait toute une année que j’aspire y aller.

Je suis chez ma grand-mère en Belgique pour l'instant. Je suis beaucoup plus relaxe aujourd’hui parce qu’il y a deux jours, quand j’étais encore à Bâton Rouge, je me sentais anxieuse.  Je n’avais même plus d’appétit! C’est quand même un grand voyage dans lequel je m’embarque...
En plus je devais faire en sorte que tout soit en ordre à la maison avant de partir pour si longtemps. Je ne voulais surtout pas laisser mon petit chat.

Mais comme j’ai déjà fait le grand trajet, je me sens un peu plus à l’aise. Demain je prendrai le TGV de Lille, France pour rejoindre mes camarades à Paris!
Ma grand-mère me dit que ma valise est trop grande. C’est vrai qu’elle est grande mais je n’ai pas pris tellement avec moi et c’est une valise facile. J’espère enfin!

J’essaie de ne pas trop penser à tout ce que je vais faire et trouver dans la Vallée d’Ubaye comme ça je n’ai pas trop d’anticipation. Pourtant, c’est difficile! Après toutes les histoires des étudiants de l’été passé, et les photos, je m’attends à des inattendus extraordinaires! En plus je pense à tout ce que je vais manger en France…mon Dieu!
C’est la première fois que je voyage sans famille ou que je ne vais pas leur rendre visite sauf ma grand-mère pour quelques jours seulement. Donc ça me rend un peu nerveuse mais aventureuse aussi.


A très bientôt la France!!

--Roxane Shirazi

25 May 2014

Carpe Diem

    La sens de la canne à sucre brûlante imprégnait mes narines.  Ma mère et moi étions en train d’aller chez ma grand-mère dans la campagne en voiture.  Chaque fenêtre de la voiture nous montraient des scènes de terres cultivés, d’arbres, et de vaches.  J’étais perdue – pensant à toutes les choses dont j’avais besoin de faire ou de décider pour mon voyage.  Hier, ma journée était très chargée – trop chargée. C’était plein de « Allons-y, allons-y, allons-y ! » et « Dépêchons-nous ! Il y a des choses à faire et les lieux où il fallait aller ».   Je ne me permets pas de penser à Barcelonnette ; pas encore.  Je ne veux créer aucune attente ; je ne veux pas être déçue quand j’arriverai.  Mais peut-être je ne me permets pas de penser à la France parce que j’ai vraiment peur.  Une crainte de faire des erreurs en parlant la langue, une crainte d’oublier des choses dont j’ai besoin, une crainte que toutes les choses changeront quand je rentrerai en Louisiane. Plus fortement, une crainte que je prendrai pour acquis cette opportunité.  Donc, je m’occupe des préparations.  Mais, aujourd’hui, c’est différent. Aujourd’hui, je n’ai qu’un but : « carpe diem ». 

            Ma mère et moi arrivons finalement et je regard l’allée bordée de chênes, si beaux.  Ma grand-mère a quatre-vingt onze ans et elle vit toujours seule dans la campagne.  Ensemble, elle et moi faisons un contraste – moi, dans la force de l’âge ; lui, avec toute la sagesse de la vie.  Elle me rappelle de mon héritage acadien, le sang français dans nos veines.  Si elle peut se réveiller courageous chaque jour malgré la douleur du corps, puis je peux tout faire. Je peux aussi confronter toutes mes craintes, qui semblent si petite par rapport à ses difficultés. Je choisis de vivre en ce moment, de savourer ma vie à moi. Avec cet état d’esprit, j’espère que je profite pleinement de mon séjour et toujours « carpe diem ».

Je ne sais pas si ma grand-mère sera vivant quand je rentrerai. Aujourd’hui, je la célèbre et je célèbre mon héritage avant mon départ.